En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites notamment.

Ce message est obligatoire pour être en règle avec la CNIL... mais bon, ici on ne suit pas les internautes... Ce message ne reviendra que dans plusieurs mois si vous vous re-connectez...

54e3b291349a9

 

 

 

Limoges - Place Haute-Cité, rue des Allois

1993

Moyen Age et Moderne

Patrice CONTE

les signataires " oubliés" dans l'édition primitive :

Eric BALBO, Michel DESGRANGES et Jean-Claude GRANY

 

 

 

 

Suite à un début de fouille clandestine, une opération de sauvetage a été menée sur une partie d'un réseau souterrain situé sous la place Haute-Cité et sous certains bâtiments mitoyens. La zone fouillée correspond à une salle de plan quadrangulaire (6 m x 5 m), voûtée d'arêtes retombant sur un pilier central de facture composite.

Les structures étudiées sont de deux types: maçonnées ou creusées. Dans la première catégorie, outre les murs porteurs et le pilier, on rangera l'aménagement d'un escalier, un massif de maçonnerie supportant le pilier et les restes d'un mur partiellement conservé appartenant à un premier état architectural. L'étude des appareils montre, de toute évidence, un nombre important d'étapes chronologiques dans la construction de cet édifice souterrain. Pour une grande part, ces modifications architecturales doivent être mises en relation avec la présence de plusieurs structures excavées dans le rocher qui forment la deuxième catégorie : fosses et salles souterraines aménagées à un niveau inférieur à celui de la salle. La répartition et le plan de ces excavations suggèrent leur antériorité par rapport à la salle voûtée, au moins dans plusieurs cas pour lesquels on peut également constater une réutilisation partielle des parties souterraines (salles à la voûte effondrée recevant les fondations des parties construites).

La stratigraphie confirme la relative complexité de l'histoire du monument. Sous un remblai qui ne semble pas postérieur à la fin du XVIIe -début du XVIIIe s., plusieurs couches d'origine médiévale ont pu être partiellement reconnues au sein des structures creusées entre la base et la cavée de fondation de la colonne centrale. Ces contextes ont livré un mobilier diversifié où apparaissent, provenant d'un dépotoir, des fragments de marmites, pichets en céramique "très décorée" et une série de tirelires. Les niveaux supérieurs livrent, quant à eux, un matériel nombreux mais très fragmentaire où voisinent quelques éléments d'origine antique et médiévale avec des objets du début de la période moderne.

Sous réserve des résultats de l'étude approfondie des données de fouille, de la prospection et de la topographie de l'ensemble du réseau qui ont été réalisées en même temps et des données archivistiques qui situent ce monument dans les environs immédiats de l'église Saint-Genest et du couvent des Grandes Claires puis des Allois, on proposera une origine médiévale pour la majorité des structures découvertes qui s'insèrent dans la trame du bâti ancien de la Cité.

pilier2rhc

Vue de la salle souterraine, au centre le pilier reposant sur un massif de maçonnerie, lui-même ancré sur un mur antérieur en petit appareil (mire de 0,50 m).

 

54e3b291349a9

 

 

 

Villages désertés médiévaux et post-médiévaux

1993

Prospection/Inventaire

Moyen Age et Moderne

Patrice CONTE

 

 

 

 

L’opération de prospection thématique programmée, engagée en 1992 sur le territoire du plateau de Millevaches et en périphérie, a été poursuivie en 1993 à la fois sur le terrain et par des études documentaires. Du point de vue des méthodes de prospection, les remarques effectuées en 1992 concernant les difficultés des reconnaissances en milieux fortement boisés de résineux restent d’actualité : plus des trois quarts des sites sous couvert forestier. Malgré tout, 26 sites ont pu être étudiés, 9 d'entre eux ont fait l'objet de relevés cartographiques dont plusieurs sites totalement inédits.

 

Les cartographies ont porté sur les ensembles bâties mais également sur les monuments annexes et sur des structures agraires associées aux secteurs d'habitat (limites parcellaires anciennes, bories, tertres, aménagements hydrauliques...). Le croisement des données obtenues par la prospection de terrain et celles obtenues par le dépouillement de certaines sources livre un double constat paradoxal : dans le cas sites repérés sur le terrain, une identification dans les documents écrits ou cadastraux n'est possible que pour les sites dont l'abandon est très récent, en revanche, plusieurs habitats mentionnés dans des textes et aujourd'hui disparus demeurent introuvables sur le terrain.

 

S'il est trop tôt, faute de données chronologiques précises, pour ébaucher une histoire des désertions d'habitat sur le territoire concerné, les résultats obtenus dans le cadre de l'opération permettent d'une part l'élaboration d'une problématique et d'une méthodologie de l'étude à long terme et, d'autre part, l'établissement d'une documentation de base, en particulier sur l'organisation des habitats (morphologie, implantations...) au Moyen Age et à l'époque moderne.